L’Année du jardinier

Karel Čapek (1890-1938) est l’un des plus importants écrivains tchèques de la première partie du XXème siècle. Son œuvre est très variée, il est l’auteur de pièces de théâtre, de roman de Science-fiction (on lui doit le mot « robot », dérivé de « robota », le travail, la corvée en tchèque), d’articles, de traductions, notamment de Molière, d’Apollinaire.

Très engagé politiquement, il fait paraître un recueil d’entretiens avec Tomáš Masaryk, premier président de la République tchécoslovaque, un de ses amis ou encore cet article de 1924 intitulé « Pourquoi je ne suis pas communiste ».

Ses engagements intellectuels et politiques lui vaudront d’être le troisième nom sur la liste de la Gestapo des personnes à arrêter. Sa mort, des suites d’une pulmonie, lui permettra d’échapper à ce triste sort alors que son frère Joseph, illustrateur et collaborateur de son œuvre, est arrêté et envoyé au camp de Bergen-Belsen où il meurt en avril 1945.

 

L’Année du jardinier livre paru en 1929 peut sembler éloigner de ces considérations politiques mais s’inscrit néanmoins dans des valeurs humanistes: « On aura beau faire, aucune révolution n’accélérera la germination, ni ne fera fleurir les lilas avant le mois de mai, cette leçon rend l’homme plus sage ». Ce livre décrit avec beaucoup d’humour et de justesse, mois après mois les travaux, les enchantements et les déceptions du « bienheureux et pitoyable possesseur d’un carré de terre ».

Ce jardinier, on l’aura compris, c’est lui Čapek, grand amoureux de la nature, qui  a laissé son empreinte dans le jardin de sa maison des environs de Prague. Avec l’aide de son jardinier et chauffeur, Vaclãv Moti, il façonne un petit paradis terrestre pour y accueillir ses chers « Invités du Vendredi » à savoir les personnalités les plus importantes de la vie intellectuelle et culturelle de son époque.

Visite virtuelle de la maison et du jardin

 

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